Je vous souhaite à tous une trés bonne année 5771, une bonne santé, beaucoup de joie, de bonheur, d'amour, de paix et de réussite.

Chana tova oumetouka !!!

Signification de Roch Hachana 

Littéralement « tête de l’année », la fête se célèbre le 1er et le deuxième jour du premier mois de l’année, celui de tichri. Roch Hachana est aussi le nouvel an Juif qui commémore la création par Dieu de l’homme sur terre. Dans les temps anciens, la fête ne durait qu’un seul jour. Aujourd’hui, c’est la seule fête qui dure 2 jours en Israël comme en diaspora. Elle marque le début des 10 jours de pénitence dont la finalité est Yom Kippour.

Selon la Michna, le calendrier juif comporte quatre nouvel an :
•  Le 1er Nissan : c’est le nouvel an des rois (date à partir de laquelle était calculé le nombre des années du règne de chaque roi d’Israël).
•  Le 1er Eloul : date à laquelle on prélevait la dîme sur le bétail.
•  Le 15 Chevat : nouvel an des arbres.
•  Le 1er Tichri : date à laquelle on calculait les dates du Jubilé et des années chabbatiques.

Roch Hachana
est aussi désignée par quatre autres termes : Chabaton : jour de repos solennel. Zi'hron terouah : jour du souvenir proclamé par la sonnerie du chofar. Yom terouah : le jour de la sonnerie du chofar. Yom hadin : jour du jugement.

C’est en effet ce jour là que les rabbins ont développé cette notion que toutes les créatures de l’humanité sont jugées à Roch Hachana. Dieu donnant, en fonction des mérites de chacun, le droit de vivre et ses moyens d’existence. Le verdict définitif est rendu à Yom Kippour. C’est pour cette raison que ces jours sont appelés Yamim noraïm (jours terribles).

Cette notion de pénitence est matérialisée par le blanc, couleur de la pureté, pour tout Juif qui souhaite être pardonné par le créateur. Cette couleur s’applique à la nappe qui recouvre le lutrin sur lequel on lit la Torah, les manteaux des séfarim Torah, le rideau de l’arche sainte. Certains juifs s’habillent en blanc ou revêtent le kitel, sorte de robe portée également à Kippour et pour le séder de Pessah.

Sources bibliques

« Et l'Eternel parla à Moché en ces termes : Parle aux enfants d'Israël en ces termes : Et le septième mois, le premier du mois sera pour vous jour chômé, souvenir de sonnerie, appel de sainteté, vous ne ferez aucun travail, et vous approcherez des sacrifices au nom de l'Eternel. »
(Lévitique Vayikra XIX).

« Et le septième mois, le premier du mois sera un appel de sainteté pour vous, ce sera un jour de sonnerie. »

Sens

« A Roch Hachana, tous les habitants de la terre passent devant Lui comme le troupeau du berger, ainsi qu'il est dit : "Celui qui a façonné ensemble leur cœur, distingue tous leurs actes." »

(Traité Roch Hachana 16a)

« Pourquoi sonne-t-on d'une corne de bélier à Roch Hachana ? Ainsi répond le Saint, béni soit-Il : Sonnez devant mois la corne de bélier, afin que Je me souvienne, pour vous, de la ligature d'Isaac fils d'Abraham et J'en tiendrai compte comme si chacun d'entre vous avait été lié devant Moi. »

(Ibid.)

« Trois livres sont ouverts à Roch Hachana, le premier pour les vrais pervers, un autre pour les justes parfaits et un troisième pour les individus moyens. Les justes parfaits sont immédiatement inscrits dans la livre de la vie, les méchants immédiatement inscrits dans la livre de la mort, quant aux moyens leur jugement est suspendu de Roch Hachana à Kippour, s'ils sont méritants ils sont inscrits pour la vie, s'ils ne sont pas méritants, ils sont inscrits pour la mort. »

(Ibid.)

« Les anges du service divin ont demandé au Saint, béni soit-Il : Maître du monde pourquoi Israël ne récite-t-il pas de chants de louange à Roch Hachana et à Kippour ? Il leur dit : Est-ce possible qu'au moment où le Roi est assis pour juger et devant qui les livres de la vie et de la mort sont ouverts, qu'Israël entonne des chants ? »

(Ibid. 32b)

« Bien que la mitsva de sonner le shoffar à Roch Hachana soit un décret divin, il s'y trouve une allusion, à savoir : "réveillez-vous de votre sommeil, et vous les endormis levez-vous de votre somnolence" faites un bilan de vos actes, revenez en repentir et souvenez-vous de votre Créateur. Et vous qui oubliez la vérité par la perte de temps, et qui perdez vos années en vanité et en leurre sans aucune valeur, observez votre âme, considérez vos conduites et vos fautes et que chacun abandonne son mauvais chemin et ses mauvaises pensées. »

(Rambam. Lois sur le repentir)

Déroulement de la fête


Mis à part le repas festif du premier soir, l'essentiel du rituel se déroule à la synagogue où l'on passe plus de la moitié des deux journées en prières, en Israël comme dans la Diaspora. On sonne le chofar sur la téba où on lit aussi la Torah. Auparavant, on récite sept fois le psaume 4.7, pour rappeler les sept tours que firent les Juifs autour de Jéricho avant que les murailles ne tombent au son du Chofar et les sept cieux à travers lesquels les prières doivent passer pour atteindre le trône de Dieu. Le psaume 4.7 est choisi car le verset 6 contient l'allusion : « Dieu est monté au milieu des cris, le Seigneur au son du chofar » Ce verset est invoqué pour expliquer qu’on tient l’instrument avec l'embouchure large vers le haut. Ensuite six vers sont récités, qui forment l'acrostiche « Ke'ha Satan » (déchire Satan). On sort de l’Aron hakodech les deux rouleaux de la Torah pour des lectures, incluant notamment, le deuxième jour, le récit de l'épreuve d'Abraham.

Les nombreux poèmes, (piyoutim) figurant dans la liturgie de Roch HachanaMoussaf, le service additionnel, est unique en ce qu'il comporte trois bénédictions centrales au lieu d'une seule comme pour toutes les autres fêtes. La première, Mal'houyot, de la racine de melekh (roi), décrit la souveraineté du créateur, que sa sainteté met à distance de ses créatures. Au contraire Zi'hrono nous montre que, malgré tout, « il s'est souvenu » de Noé, des fils des justes dans la souffrance. Il punit les méchants et récompense les bons. Le troisième, Chofarot, explicite l'importance des événements marqués par la sonnerie du chofar. Il insiste sur le fait que Dieu s'est révélé lui-même au Sinaï et qu'il se révélera à nouveau pleinement pour amener la fin des temps.

Jour du jugement, du souvenir et de la sonnerie du chofar, Roch Hachana est la plus solennelle des fêtes juives, comme le fait de sentir par exemple cette prière :
« Nous voulons relater la puissance de cette journée : elle est redoutable. En elle, Ta royauté s’élèvera et Ton trône sera fondé sur la justice. En vérité Tu es le juge et Tu as souvenir des choses tombées dans l'oubli. Tu ouvres le livre de l’histoire où sont consignés les actes scellés par la main de leurs auteurs humains. Soudain le chofar retentit, un bruit sourd se fait entendre. C’est le jour du Jugement ! Pareil aux moutons dénombrés leur berger, les hommes et leurs actes sont scrutés par Toi ; Tu fixes le délai pour chaque être vivant et Tu décides de son sort. A Roch Hachana, Tu l'inscris et à Kippour Tu apposes ton sceau : combien quitteront ce monde et combien y entreront. Qui vivra et qui mourra, qui à la fin de ses jours, qui prématurément, qui par le feu, qui par l’eau, qui par la guerre, qui par l’épidémie. Qui mènera une vie sédentaire et qui sera nomade. Qui sera serein et qui sera tourmenté. Qui sera élevé et qui sera abaissé. Qui sera tourmenté. Qui sera fortuné et qui sera indigent. Mais le retour (téchouva), la prière (téfila), et la justice (tsédaka), peuvent faire revenir Dieu sur sa décision. »


Le retour vers les valeurs juives

D’après la tradition, le 1er Tichri est la date anniversaire de la création du monde selon certains commentateurs, le jour où le premier homme a été créé selon d’autres.
Littéralement Roch Hachana signifie « tête de l’année ». C’est donc le moment où les hommes doivent faire une pause, réfléchir, se reprendre en mains, pour préparer un avenir meilleur.

Roch Hachana implique donc trois choses :
• La réflexion sur le passé impliquant la notion de téchouva (qui signifie un retour sur soi).
• Une réflexion sur l’avenir par une prière (Téfila) pleine d’espoir.
• L’action en multipliant les actes d’entraide, tels que la tsédaka.

Selon notre capacité à réaliser ces actes indispensables, nous engageons notre avenir, exprimé à travers la décision divine qui nous juge et nous inscrit dans le « livre de la vie », pour une vie meilleure. Tout dépend bien entendu de nous, nous construisons nous-mêmes notre avenir, dont nous sommes les détenteurs responsables.

Le jugement divin apparaît alors comme la résultante d’efforts personnels qui s’expriment traditionnellement par les actes de Téchouva, Téfila et Tsédaka.

La Téchouva
La racine du mot contient l’idée de retour. Il s’agit principalement d’un retour vers nos sources qui doit nous permettre de mieux nous situer par rapport au rôle que nous avons à accomplir en tant que Juif. Ré-évaluation de nos relations avec Dieu, avec les autres et avec nous-mêmes.
Roch Hachana vient nous rappeler que même si nous avons « manqué le but », il n’est jamais trop tard pour rectifier le tir et décider d’agir différemment en opérant un retour sur soi par la Téchouva.

La Téfila
Dans la tradition juive, la téfila n’est pas une série de demandes, de supplications et de louanges, elle correspond à une réflexion profonde, fondée sur un examen de conscience. Le terme lehitpalel signifie s’auto-juger et pas seulement prier. Au cours de la téfila, le Juif doit réussir à s’élever peu à peu, au point de parvenir à un véritable dialogue avec son créateur, sans avoir recours à son intermédiaire.

La Tsédaka

L’acte de tsédaka comprend, dans son essence, le principe même de justice par lequel on participe au rétablissement d’un certain ordre dans le monde. Ce n’est donc pas un mouvement de pitié envers son prochain. Lorsqu’il fait la tsédaka, le Juif accomplit un acte de justice pure. Il ne s’agit pas d’aider l’autre avec condescendance, mais au contraire de le faire avec humilité. La manière de l’aider aura autant d’importance que l’aide apportée.

(Texte réalisé avec le concours de Darki, une publication du keren Hasefer Vr-Halimoud édité par le STE et diffusé par Biblieurope).


Les Séli'hot

Les séli'hot sont des prières de repentir. On implore le pardon (séli'ha) de Dieu pour les pêchés commis. La tradition enseigne que Dieu aurait lui-même enseigné à Moïse les treize attributs de miséricorde. On retrouve ces attributs dans le livre de l'Exode : « Seigneur! Seigneur! Clément et miséricordieux, lent à la colère, plein de bienveillance et d'équité; il conserve sa faveur à la millième génération; il supporte le crime, la rébellion, la faute, mais ne les absout pas. »
Ces attributs forment le coeur de toute prière de pénitence et toute imploration du pardon divin.

A l'origine, ces séli'hot n'étaient récitées que pour Kippour et les autres jours de jeûne. A partir de l'époque des geonim (titre honorifique donné aux présidents des universités babyloniennes), on les récite tous les lundis et les jeudis.

Le Choul'hane arou'h (littéralement « table dressée »), est le code de la loi religieuse rédigé par Joseph Caro de Safed et annoté par Moïse Isserles de Cracovie. Il stipule que l'on se lève à l'aube durant les 40 jours (pour les séfaradim) qui précèdent Kippour, pour réciter les sélikhot. Les Achkénazim commencent à réciter les séli'hot le dimanche qui précède Roch Hachana. Les 'hassidim ont la coutume de commencer les sélikhot par un office à 3 heures du matin le dimanche qui précède Roch Hachana.
 

Le séder de Roch Hachana



Les festivités de Roch Hachana débutent la veille au soir. Comme pour les autres fêtes, on se veut optimiste et plein d’entrain pour célébrer le nouvel an. Les communautés juives à travers le monde ne manquent pas de recettes originales.

Le séder (ordre) de Roch Hachana est plus ou moins copieux selon les communautés dont on est originaire. Le miel est omniprésent, comme accompagnement, pour chacun des aliments mis sur le plateau.

- Le séder commence toujours par le kiddouch. Il comprend une coupe de vin (du vin blanc pour certains, car il évoque la miséricorde).
- Immédiatement après, on fait la prière sur des 'halots (parfois fourrées avec du raisin sec) choisies spécialement à cette occasion de forme arrondie (en forme de couronne pour rappeler la royauté de Dieu, mais aussi sans aspérités, pour une année pleine de douceur). On remplace le sel par le sucre. Dans certaines communautés d’origine achkénaze, on dessine sur la 'hala un motif rappelant une échelle. Elle symbolise la montée de chaque Juif sur « l’échelle du jugement divin. » D’autres confectionnent des 'halot en forme de spirale, pour rappeler la main tendue prête à recevoir le verdict divin, mais aussi la spirale de la vie vers laquelle chacun de nous est entraîné. En Afrique du Nord, on réalisait des pains en forme d’oiseaux, en souvenir du verset d’Isaïe : « comme les oiseaux, Dieu protègera Jérusalem ».
- La principale bénédiction se fait sur une pomme trempée dans du miel. On formule ainsi le souhait que l’année à venir soit bonne et douce. On retrouve la pomme au dessert dans le
« shtrudel aux pommes », la confiture de pomme, « l’apfelkrapfe » (chausson aux pommes alsacien). En Bulgarie, la bénédiction est faite sur une pomme cuite au miel.
Les Juifs d'Algérie, de Tunisie et du Maroc mangent des dattes « tamra ou tam » qui signifient en araméen « terminer », car nous espérons que l’influence de nos ennemis prenne fin.
- Après les fruits qui poussent dans les arbres, on consomme des légumes qui poussent en terre. C’est à travers ces aliments que nous souhaitons « que nos ennemis cessent de nous vouloir du mal ». Le rabbin Gérard Haddad précise : « Le destin des hommes ne consiste pas seulement en douceur, il faut envisager aussi les événements pénibles tels que les conflits avec les ennemis, les maladies qui peuvent survenir, pour les conjurer ».
- En Tunisie, on mange de l’ail cuit dans du miel, dont le mot en hébreu « toum » fait penser au verset « ché yitamou oyevénou » « que nos ennemis soient anéantis ! ». Les Juifs tunisiens consomment des beignets d’épinard , de courge, d’ail. Les Juifs de Turquie préfèrent les fritadas, c'est-à-dire différents gratins composés de blettes, de courgettes, de courge !
- On peut trouver sur certains plateaux des blettes (salki en araméen), mot qui ressemble à istalek qui veut dire « enlever » (« Que nos ennemis disparaissent et soient enlevés !). De la courge, du potiron, des épinards, des poireaux (karti) dont la racine est la même que karet qui veut dire retrancher, supprimer, dans l’espoir qu’avec cette bénédiction « nos ennemis seront écartés ».
- Les pois dont la symbolique est la même que la grenade dont le mot en araméen (rubiya) dérive de rov, c'est-à-dire l’abondance.
- Enfin, une cinquième bénédiction porte sur le souhait « qu’Israël soit en tête des nations, plutôt qu’en queue » (au niveau moral) et serve d’exemple aux autres nations. On fait la bénédiction sur une tête de poisson ou de mouton (ou sur une partie de cette tête). On évite de choisir une tête de veau ou de bœuf, pour ne rappeler ni le veau d’or, ni les autres animaux adorés dans l’Antiquité.


Le son du chofar

    Le chofar est sonné les deux jours de Roch Hachana, sauf si le premier jour tombe un Chabbat. La sonnerie du chofar qui symbolise une plainte ou un cri, marque l’apogée des cérémonies. Selon Maïmonide, cette injonction biblique est faite pour que chacun des fidèles soit entraîné à se repentir de ses pêchés.

Le chofar est un instrument à vent composé traditionnellement d’une corne de bélier (il rappelle la mise à l’épreuve d’Abraham, quand Dieu lui a demandé de sacrifier son fils Isaac. Au dernier moment Dieu a arrêté son geste. En remerciement, Abraham a élevé un autel pour y sacrifier un bélier. La Michna précise qu’on peut aussi utiliser la corne de tout animal cacher (mouton antilope, gazelle, excepté la corne d’un bœuf et d’un gros bétail).
La sonnerie de chofar retentit tous les jours du mois d’Elloul, au cours de l’office du matin, et jusqu’à Kippour. On a l’habitude de sonner du chofar pour commémorer un événement exceptionnel (le jour où les troupes israéliennes ont libéré Jérusalem, par exemple). Depuis 1949, la prestation de serment de tout nouveau président de l’Etat d’Israël s’accompagne d’une sonnerie symbolique du chofar.

La personne qui sonne le chofar fait entendre 4 types de sons distincts :

Tekia : son long continu.

Téroua : son court (3 téroua peuvent être entendus pendant la durée d’un tékia).

Chevarim : série de 9 sons saccadés.

Tékia guédola : sonnerie majeure, longue et continue. A Kippour, elle marque la fin du jeûne.

Les kabbalistes insistent sur l’importance des sonneries du chofar, auxquelles ils attribuent le pouvoir de substituer à la rigueur du jugement, la douceur de la miséricorde.


Tachli'h

Cérémonie célébrée l’après-midi du 1er jour de Roch Hachana (si ce jour tombe un Chabbat, tachli'h est reportée d’un jour).

Le rite du Tachli'h consiste à se rendre au bord d’un cours d’eau, une rivière ou la mer, et d’y retourner ses poches, comme pour y jeter les quelques miettes qui resteraient, en récitant des versets des prophètes Michée et Isaïe. Le verset de Michée 7,19 déclare : « Tu jetteras tous leurs péchés au fond de la mer ! ».
Une coutume kurde consiste à sauter dans l’eau au cours de la cérémonie. Les kabbalistes secouent leurs habits pour se libérer des « écorces » de pêchés qui se sont formées au cours de l’année. Les Juifs de Syrie utilisent un bassin alimenté par un tuyau d’eau courante.
Certains rabbins insistent pour que la cérémonie se déroule au bords d’une pièce d’eau où vivent des poissons, car il s’agit du tribut payé au créateur dont l’œuvre de création débuta à Roch Hachana et eut pour premiers témoins les poissons. Afin de permettre à tous Juifs, petits et grands de célébrer tachli'h, il est aussi permis de procéder à la cérémonie prêt d’un évier et d’y faire couler l’eau, mais cette dernière alternative n’est utilisée que si la communauté est éloignée d’un cours d’eau.
 

Source : http://www.cisonline.org

chana

roch

http://www1.alliancefr.com

Rosh_Hashana_final

http://www.jerusalembaskets.com